Majorité silencieuse ou minorité braillarde ?

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Des hordes de gens haineux, des hordes de complotistes, des hordes de barbares en tout genre…
En voilà des idées qui passent par delà réseaux et comptoirs du commerce, que l’on entend et qu’on légifère comme sortant du paradigme des dogmes imposés à la populace. 


La majorité silencieuse, celle qui s’identifie visiblement comme telle, s’inquiète de tout ceci, mais s’inquiète bruyamment. 

Étalage de peurs diverses sur fond de publicité normative, le bruit des bottes anonymes sait se faire entendre pour qui dit ne pas faire de bruit. Bien ancré dans un monde où il lui convient de ne pas trop réfléchir, ne reflétant que très peu la lumière qui passe, cette majorité silencieuse auto-proclamée s’exprime et prime sur tout autre idée que les siennes. 


Mais revenons sur la définition identitaire de ce groupe de population…


Majorité pourquoi ? 


Parce qu’elle fait beaucoup de bruit ? 


Parce qu’elle est à l’aise pour exprimer l’opinion qui ne fera jamais objet de censure de la coercition officielle  ?


Parcequ’elle se sent légitimé par la puissance économique, politique, sociale et culturelle dont elle diffuse les dogmes ? 


La majorité n’est-elle pas une valeur, un nombre ? Et combien sont-ils finalement ? Combien ont soutenu activement le système en place…Parce que, ne nous leurrons pas, nous parlons bien d’un soutien actif au régime, en parlant des gens évoqués ici. 


Combien sont-ils à avoir activement voté pour le régime en place ? 20% de la population inscrite sur les listes électorales, qui représente 87% des gens en capacité de voter ? Ca fait quoi, même pas 15% de la population, dont une bonne partie doit regretter son choix aujourd’hui ? On dira 10% de soutien global des majeurs, français, nourris, logés, blanchis et vaccinés au pays de Molière, est-ce une majorité ? 


Ce sont pourtant eux quasi seuls qu’on voit, sur le mainstream, mais aussi, malgré ce que eux en disent, sur les réseaux. Eux, ce sont ceux qui n’hésitent pas à venir commenter sur vos pages, lorsque vous osez publier sur la votre, des communications un peu trop hérétiques, complotistes à leur goût.

Eux, ce sont ceux qui n’ont de cesse de vouloir semer la bonne parole chez les autres, des témoins de jéhovah du système, des missionnaire irréfléchis du néolibéralisme.

Eux, ce sont les vichystes, les collaborationnistes, les agents infiltrés inconscients. Eux, ce sont les auto-conditionnés, ayant fait trois fois le tour de la matrice jusqu’à l’aimer, la chérir et la défendre coute que coute.

Eux, sont presque impossible à sauver, au contraire de ceux qu’ils n’ont de cesse de vouloir influencer vers un chemin de vie qui ne me semble pas être le leur. 


Doit-on les laisser s’auto-discréditer ? Doit-on les combattre ? Chacun fera ce qui lui semble être le meilleur. 


L’animal acculé est toujours plus agressif. Nous touchons à la fin d’un régime qui se défend logiquement, de manière plus véhémente. Les perroquets du système suivent naturellement. 


Non, cette majorité silencieuse auto-proclamée n’est pas non plus silencieuse, elle est brayarde. Elle s’étale, vocifère et fait pulluler ses discours tantôt crétins, tantôt abjectes. 


La majorité silencieuse auto-proclamée, est en réalité, la minorité braillarde. 
Elle s’exprime sans contrainte au pays du fascisme et tant qu’on évoluera dans ce contexte, elle n’hésitera jamais à continuer à se faire entendre. 

Lorsque les temps changeront, ils retourneront leur veste, comme de bien entendu, puisque attirés par le côté rassurant et sécurisant du pouvoir, comme des mouches à merde. Ils deviendront résistants dès 1946 et s’auto-proclameront ayatollah du régime qui suivra. C’est ainsi et il nous faudra, quoi qu’il en soi, vivre avec eux. 


En revanche, il convient de remettre les choses à leur place.

Les minorités, ne sont pas les majorités, les braillards ne sont pas silencieux. Une fois l’église remis au milieu du village, il est plus aisé de la distinguer comme telle. 

Je trempe, donc je suis

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Un nouveau jour se lève au pays des incompréhensions mutuelles, des personnes qui s’occupent comme elle le peuvent, en semant de ci de là, quelques vaines paroles à qui ne les entendra pas…Tout juste les verront-elles, par delà quelques programmes sociaux bien aise de tous les occuper. 
Lorsqu’on croit parler, que l’on écrit, ne fait-on pas simplement acte de présence ? 


On se signale, comme on pointe à l’usine. 

Je suis là les amis ! Je suis là, regardez-moi, likez moi, vomissez moi, mais sachez le, j’existe ! 
Un cri d’alarme, un cri d’appel ? 
Certainement pas !  


Un recensement plutôt. Un recensement quotidien de qui s’active dans le parc à loisirs. Un recensement qui dit à nos maîtres, voilà le temps que j’ai, représentant une perspective d’amélioration dans l’aménagement de mon planning, la marge de manœuvre pour ma mise en œuvre plus efficiente. 
Il suffira alors de trouver l’idée qui va bien pour que mon corps se meut vers une meilleure rationalisation de la tâche que je suis, tâche utile… Tâche peu voyante, au milieu des autres, tâche qui s’inclut dans les couleurs de la vie, celles d’un système harmonieux où chacun mis ensemble, forme un tout rationnel, au service de ceux qui savent comme il convient de peindre. 


Qu’importe donc de savoir se situer dans tout cet univers. Contentons nous de notre contentement à professer nos ardeurs à être là, à exister.